Zéro déchet en voyage

Zéro déchet en voyage

Réduire les déchets dans la vie de tous les jours est difficile, et ce, même en exercant un certain contrôle sur notre environnement. En voyage, les choses se compliquent ! Nous n’avons pas de cuisine, on voyage avec peu, on ne connaît pas les lieux et les bonnes places. Alors, malgré notre bonne volonté, on est moins efficace qu’à la maison au niveau de la réduction des déchets. Je m’en étais aperçue l’été dernier, lorsque j’avais fait mon voyage dans l’ouest canadien et j’étais bien décidée à avoir une meilleure note pour mon voyage hivernal à New York.

Tout d’abord, voici certains éléments que j’ai apporté avec moi et qui sont zéro déchet. En plus, cette formule est plus pratique que l’équivalent jetable, prend peu d’espace et permet d’éviter des dépenses.

Les essentiels

  • Bouteilles d’eau réutilisables : ça va de soi et pourtant on a tendance à ne pas toujours les amener. En voyage, j’en amène toujours deux. Tout simplement, parce qu’il peut être difficile de trouver un endroit pour les remplir dans la journée, alors cela vous évitera d’acheter une bouteille en plastique, parce que vous manquez d’eau.
    • Je sais que certains ont peur, en voyage, de boire l’eau du robinet de d’autres pays. Moi, j’étais à New York, alors honnêtement, je ne trouvais pas qu’il y avait de risques et comme de fait, je n’ai eu aucun problème.
    • Sachez que l’eau en bouteille ne provient pas nécessairement d’une source d’eau pure. En effet, il est connu pour certaines marques que l’eau provient carrément de l’aqueduc municipal. Voici un lien intéressant pour ceux qui souhaitent en apprendre d’avantage : Organisme Eau Secours ! Je vous invite aussi à lire leur étude comparative entre l’eau du robinet et l’eau en bouteille.
    • Si vous êtes curieux, vérifier ce que donne les résultats de recherche sur Google en tapant les mots-clés suivants : Aquafina, eau aqueduc.
  • Sac réutilisable : j’ai apporté mon sac en tissu pour les achats. Il était dans mon petit sac à dos que je traîne tout au long de ma journée de touriste. Très utile pour les achats prévus ou non. D’ailleurs, cela ne semble pas courant à New York, car lorsque je l’ai sorti dans une épicerie, j’ai eu droit à un « oh, it’s so nice ».
  • Shampoing et savon en barre : cela prend beaucoup moins de place que le format en bouteille et en plus cela vous permet d’éviter les petites bouteilles jetables des hôtels. Pour ma part, maintenant que je me suis habituée à utiliser des savons à base d’huile végétale, je me rends compte à quel point les produits du commerce sont asséchant pour la peau.
  • Tasse à café réutilisable : des fois, je me demande ce qui est le plus fabriqué ; des bouteilles d’eau en plastique ou des verres en carton pour le café ? Est-ce que j’ai vu quelqu’un se promener avec une tasse réutilisable ? Non. Pourtant, ce n’est pas qu’il manquait de monde dans les cafés ! D’ailleurs, je n’ai pas vu d’endroit qui vendait leur propre tasse réutilisable comme le fond certaines grosses bannières ici.

Constatations

Je suis descendu sur New York en train. Le train appartient à une compagnie américaine avec un wagon restaurant de type restauration rapide. Alors, rien de surprenant, la nourriture était servie soit dans du carton soit dans du plastique. Par contre, ce qui m’a surprise, c’est qu’il n’y avait pas de recyclage, alors que certains éléments pouvaient clairement être recyclés. Aussi, aucune récupération des bouteilles de verre consignées, et ce, même si c’était clairement indiqué qu’il y avait un dépôt dans l’état de New York. Tout allait à la poubelle…Pas fameux 🙁

Ensuite, à l’hôtel, il y avait dans la chambre une poubelle et un bac de recyclage, yeah  😛 Étonnamment, une affiche indiquait que cela était maintenant obligatoire depuis le printemps 2017. J’aurais pensé que cela était une pratique courante pour les commerces, il semblerait que non. Sauf pour les grosses boîtes de carton servant aux transports de la marchandise, qui sont bien empilées et attachées ensemble pour faciliter le ramassage. C’était plutôt facile à remarquer dans les rues commerciales…

On pouvait remplir nos bouteilles d’eau à plusieurs endroits, comme les musées. J’ai vu certaines fontaines d’eau extérieures à des lieux touristiques, mais vu que nous étions en mars, l’eau était coupée 😉

Niveau transport en commun, outre le métro et les autobus, il y avait un grand nombre de vélo de type bixi.

J’ai remarqué sur certains produits qu’il était précisé « sans formaldéhyde ». C’est une notion très importante pour les tissus et j’ai très hâte de retrouver une telle notice sur les produits canadiens.

Mon bilan de production de déchets

Bien que j’avais pensé à amener mon lunch en descendant vers New York, disons le, traîner des récipients en verre en voyage, ce n’est pas très pratique et c’est lourd. Par contre, tout au long de notre voyage, nous avons choisi des bons restaurants. Donc, nous n’avons utilisé aucune assiettes, ustensiles ou serviettes de table jetables.

De plus, nous avons fait attention à ne pas ramasser les brochures qui sont données dans les lieux touristiques. Si on prenait le plan d’un musée, par exemple, on pensait à le remettre à sa place à la fin. Il ne sert à rien de vouloir conserver ces documents comme souvenir, car au final, on ne fait rien avec et ils finissent au recyclage.

Alors, le zéro déchet en voyage, est-ce possible ? Une partie vous appartient, mais une autre partie appartient aux institutions de la ville que vous visiterez.

 

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